
Dans les projets de transformation, les injonctions sont souvent paradoxales : aller vite, produire des résultats visibles, tout en opérant un changement profond et durable.
Mais peut-on vraiment changer en profondeur… dans l’urgence ?
Le temps long est souvent perçu comme un luxe, voire comme une faiblesse dans certaines cultures d’organisation. Pourtant, il est une ressource. Une condition même de la réussite des transformations vivantes.
1. Le temps long : une ressource oubliée
Nous vivons dans un monde de temps courts : KPI trimestriels, deadlines hebdomadaires, décisions en temps réel.
Dans ce flux, le temps long ne disparaît pas : il est simplement dénigré.
Pourtant :
C’est dans la durée que les postures se transforment.
C’est dans la continuité que les relations se tissent.
C’est dans la répétition que les apprentissages s’ancrent.
Transformer demande du temps. Non pas de l’attente passive, mais du temps actif : celui où l’on creuse, où l’on ajuste, où l’on intègre.
2. Travailler avec les cycles plutôt que contre eux
Le vivant fonctionne par cycles : émergence, croissance, maturation, décroissance, repos.
Les transformations aussi.
Vouloir accélérer chaque phase, c’est risquer de sauter des étapes essentielles :
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Le temps de comprendre,
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Le temps de faire du lien,
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Le temps de laisser infuser,
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Le temps de digérer.
Redonner sa place au temps long, c’est aussi remettre de la sagesse dans les processus collectifs.

3. Le rôle du coach : gardien du rythme
Dans les accompagnements que nous menons, l’un des rôles invisibles du coach est de synchroniser les rythmes :
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Soutenir l’énergie sans précipiter,
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Ouvrir des temps de pause sans ralentir inutilement,
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Accepter les résistances comme des signaux, non comme des freins.
Le coach n’est pas là pour tenir l’agenda mais pour tenir le cap.
Et parfois, cela passe par le choix audacieux… de ralentir.
4. Le temps long comme condition de la confiance
Une transformation ne tient pas à une série de sprints. Elle s’inscrit dans une histoire.
Faire l’éloge du temps long, c’est aussi :
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Accepter de ne pas tout voir immédiatement,
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Accompagner ce qui mûrit lentement,
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Faire confiance à l’invisible.
Parce que certaines choses ne peuvent advenir qu’avec le temps.
Et qu’il faut parfois attendre… pour mieux comprendre ce qu’on transforme vraiment.
Conclusion — Prendre le temps, ce n’est pas perdre du temps
Redonner sa place au temps long, c’est faire preuve de lucidité.
C’est créer les conditions d’une transformation incarnée, collective et durable.
Et si, pour transformer en profondeur,
il fallait aussi transformer… notre rapport au temps ?
👉 Qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà expérimenté la puissance du temps long dans un projet ou une transition ?
Nous serions heureux de lire vos retours.
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